tendances marketing digital 2021

Les différents styles de design : entre tendances et utilitaire

Le design, qu’est-ce que c’est ?

Dans le domaine digital, le design se réfère à la structure des systèmes interactifs de nos outils digitaux : ordinateur, tablette ou encore smartphone.

Quel est le rôle du designer numérique ? Sa mission est de faciliter l’utilisation des dispositifs informatiques en imaginant et concevant des plateformes chaleureuses et faciles d’utilisation pour guider les usagers et leur permettre d’accomplir les tâches prévues.

Le designer ne travaille pas tout seul : afin d’organiser une interface efficace et esthétique, il doit exercer au sein d’une équipe interdisciplinaire. Les domaines du marketing ou encore de l’ingénierie entrent en jeu pour que tous les aspects soient étudiés et harmonisés (esthétisme, responsive…). L’objectif de leur collaboration est de transformer une idée en un produit fonctionnel, de la conception de l’ossature jusqu’à l’utilisation finale.

Aujourd’hui, nous nous intéressons à l’aspect esthétique et fonctionnel du design numérique, son apparence au service de l’utilisateur. A l’image de la mode vestimentaire, le domaine du design connait lui aussi des tendances qui, au fil des années, ont toutes un impact sur notre manière d’utiliser les outils numériques.

Le skeuomorphisme, au service de la compréhension

Le skeuomorphisme est un style de design qui s’inspire fortement du réel, en reproduisant les détails d’un objet pour rendre l’élément graphique réaliste. C’est le principe de conception graphique qui était utilisé pour les premières interfaces. Nous nous souvenons aussi des anciens logos des réseaux sociaux tels que Instagram ou Twitter : ces derniers étaient davantage travaillés, pour correspondre respectivement à un appareil photo et un oiseau de manière précise afin de refléter la réalité.

L’objectif du skeuomorphisme est donc d’imiter les éléments réels en intégrant le plus de détails possible. Ce principe n’avait pas une utilité purement esthétique : à l’époque, le but était d’aider les utilisateurs à manier les outils numériques en faisant en sorte que les interfaces soient similaires aux dispositifs du quotidien. Par exemple, l’icône « Corbeille » sur les ordinateurs ressemblait bien plus à une véritable poubelle qu’aujourd’hui. Il en est de même pour des applications servant à répertorier des livres numériques, qui correspondaient graphiquement à de réelles bibliothèques.

Aujourd’hui, le skeuomorphisme n’est plus autant utilisé par les designers d’interfaces numériques. En effet, notre utilisation des plateformes numériques a grandement évolué, notamment ces dernières années. Nous sommes de plus en plus à l’aise avec les outils informatiques, et les nouvelles générations grandissent avec de telles interfaces. Il n’est plus nécessaire d’apporter un côté réaliste aux designs d’aujourd’hui. De plus, le skeuomorphisme se base sur la réplique de détails réalistes : ces derniers rendent le temps de chargement de certaines plateformes beaucoup trop longs. C’est aussi un style graphique qui n’est pas adapté au design responsive, alors que cette fonctionnalité est aujourd’hui indispensable.

Ainsi, le skeuomorphisme tend à ne plus être adapté à nos utilisations actuelles, rendant l’expérience utilisateur trop complexe s’il est exagéré.

Le flat design, pour une utilisation simplifiée

En opposition au skeuomorphisme, nous retrouvons le flat design, ou « Design plat ». Ce style graphique est caractérisé par son minimalisme, très tendance ces dernières années. Le principe est d’éliminer tous les éléments superflus, qui ont une fonction purement décorative. Le flat design se concentre donc sur la représentation graphique d’un concept en se centrant sur son contenu et sa fonctionnalité.

Par exemple, un écran de téléphone portable sera représenté par un simple rectangle avec un contour pour simuler les bordures du cellulaire. Aucun bouton ou autre élément graphique ne sera représenté : le flat design se focalise sur l’essentiel.

C’est un style qui fait appel aux formes géométriques et aux aplats de couleurs, avec une absence de relief ou d’ombres. C’est une réelle exagération de la simplification, qui possède de nombreux atouts. Tout d’abord, ce style graphique apporte une meilleure lisibilité des éléments en retirant toute fioriture. Cela apporte de la clarté et un certain confort dans la navigation pour l’utilisateur. De plus, son utilisation facilite la conception des interfaces grâce à la légèreté des fichiers utilisés.

Néanmoins, le flat design se heurte aussi à certaines critiques. Bien qu’il soit le design privilégié ces dernière années, on peut lui trouver quelques défauts qui pourraient nuire à l’expérience de l’utilisateur. Tout d’abord, on lui reproche son manque d’ergonomie : les éléments des interfaces étant plats et sans relief, certains peuvent prêter à confusion et bouleversent les repères des utilisateurs.

De plus, c’est un style de design qui pourrait lasser sur le long terme. En effet, il propose une certaine uniformité qui n’est pas adaptée à certains univers, et qui risque de trop simplifier les identités visuelles.

Le néomorphisme, un bon compromis ?

Le néomorphisme est le nouveau style de design tendance. Il offre une alternative au skeuomorphisme et au flat design en faisant la synthèse de leurs caractéristiques. En effet, le néomorphisme reprend le principe du flat design en y ajoutant du relief grâce à des dégradés et des effets d’ombres qui donnent du volume aux éléments de l’interface.

L’objectif n’est pas d’ajouter des éléments superflus à l’image du skeuomorphisme, mais de répondre à un besoin nouveau dans nos interfaces : intégrer plus de fonctionnalités à un environnement de plus en plus épuré. Aujourd’hui, les utilisateurs préfèrent naviguer sur des plateformes simplifiées, mais non au détriment de nouvelles fonctionnalités.

Le néomorphisme ajoute des contrastes et des formes au flat design afin de mieux hiérarchiser les éléments, ce qui pallie aux manquements de ce dernier. Néanmoins, il ne semble pas régler tous les problèmes du flat design, puisqu’il est critiqué pour son manque d’ergonomie. Le contraste entre les éléments provenant uniquement des ombres peut rendre les plateformes moins lisibles.

Allier design et facilité d’utilisation

A travers ce bref historique des différents types de design pour les interfaces numériques, nous pouvons nous rendre compte d’une problématique récurrente : comment allier l’aspect esthétique à la partie fonctionnelle ? Le but d’un design est de faciliter l’expérience utilisateur pour que ce dernier navigue facilement sur la plateforme, tout en ayant accès à toutes les fonctionnalités dont il a besoin. Il est aussi important de prendre en compte les différentes tendances qui traversent les années pour proposer un design moderne qui correspond aux codes esthétiques du moment.

En bref, le design numérique doit répondre à de nombreuses problématiques, dans une époque où les technologies évoluent de plus en plus rapidement. Aujourd’hui, certains designs appartenant au skeuomorphisme nous paraissent dépassés et non fonctionnels. Demain, nous nous rendrons peut-être compte que le néomorphisme n’est pas le compromis idéal et nous ferons place à une nouvelle tendance.

Le challenge principal semble résider dans l’aspect ergonomique de nos interfaces : entre design trop détaillé ou trop épuré, nous cherchons encore ce juste milieu qui parviendra à mettre tout le monde d’accord.