Communication digitale festival

Création de logo : 3 phrases qu'il ne faut pas dire à un graphiste

Un logo, ce n’est pas un simple dessin : c’est le futur visage d’une marque ou d’une entreprise. Les formes, les couleurs, les polices d’écriture… etc. sont autant de choses qui peuvent sembler n’être que des “détails”, mais qui vont déterminer la façon dont vos clients vont vous percevoir. Et ce, bien avant de passer le pas de votre porte !

Si la première chose que vous avez pensé en lisant ces quelques lignes c’est “oui mais”, on vous arrête tout de suite : chez Klyde, on a assez entendu de prétextes pas piqués des hannetons (vous ne l’aviez pas vue venir celle-là, hein ?) pour savoir ce que vous allez dire. Et, comme on vous aime bien, on vous a concocté une petite sélection de ces phrases qui nous donnent de l’urticaire et, surtout, on va vous expliquer pourquoi elles nous donnent envie de nous taper la tête contre les murs.

Spoiler alert : concevoir un logo, c’est un métier

“Je vais recycler un logo que j’ai trouvé sur Internet et ça ira bien”

Au risque de vous immerger brutalement dans le 21ème siècle et ses polémiques, il faut quand même qu’on vous pose une question : le plagiat, ça vous parle ?

Eh oui, qu’ils soient la propriété intellectuelle de la personne qui l’a créé, ou celle de l’entreprise elle-même, les logos que vous pouvez trouver sur Internet appartiennent à quelqu’un. Bien sûr, il existe des créations libres de droits, mais on ne va pas se mentir, si la personne qui l’a créé ne veut pas la revendiquer, c’est qu’elle n’en est pas si fière… Et, même si on ne se connaît pas encore très bien, on est quasiment certains que vous voulez le meilleur pour votre entreprise ou votre marque, et pas juste un rebus qui trainait dans une poubelle de bureau.

En plus de cela, vous ne serez sûrement pas le seul à avoir eu cette idée. Est-ce que vous avez vraiment envie de découvrir un jour que votre super marque de baskets a presque le même logo que l’aliment pour chats d’un artisan local ? Parce que, même en changeant un peu les couleurs et en mettant votre nom dessus, vos clients finiront bien par se rendre compte que votre logo est un pur produit de votre talent pour le copier-coller.

Pour éviter ce genre de problème qui risquerait de ternir votre image, le graphiste commence par faire un travail de recherche approfondi sur leurs concurrents et sur leurs secteurs d’activité.

En fait, tout le challenge dans la création d’un logo, c’est de se faire connaître et reconnaître : un logo est vraiment efficace lorsqu’il permet à ceux qui le voient de comprendre instantanément quels genres de produits ou de services une entreprise propose, tout en leur conférant une identité unique qui se démarque du lot.

“Faire un simple dessin, ça ne devrait pas être aussi cher”

Si vous avez déjà laissé votre maman vous couper les cheveux “parce que ça fait des économies”, vous aurez pu constater par vous-même que dépenser 30€ pour “quelques coups de ciseaux”, ça vaut le coup, surtout si ça vous évite de finir avec une coupe au bol à la Jeanne d’Arc. Donc, si vous préférez éviter que votre logo provoque des spasmes vomitifs à vos clients, confier sa création à votre petit cousin sous prétexte qu’il a deux-trois notions sur Canva, ce n’est pas une très bonne idée.

Pour citer la marque à la pomme : “Less is more”. Dans le cas d’un logo, toute la complexité est justement qu’il soit simple, et donc facilement mémorisable. Promis, on ne va pas s’engager dans un débat philosophique sur ce paradoxe, mais si un grand nombre de personnes sous-estime la complexité de créer un logo, c’est parce qu’elles n’ont aucune idée du temps, des connaissances et des compétences qu’il faut mobiliser pour le designer.

Parce qu’un graphiste, ce n’est pas un nerd qui s’est un jour dit qu’il pourrait se faire payer pour les dessins qu’il fait tout seul dans sa chambre. C’est avant tout un expert qui a passé de longues années à approfondir ses connaissances sur la signification et l’impact visuel des formes, des couleurs et des polices d’écriture.

Ce n’est qu’en prêtant cette attention méticuleuse -et très chronophage- au moindre détail, qu’il est possible de créer un logo qui sera un vrai atout. Ne perdez pas de vue que votre logo, c’est le premier contact que vous établissez avec vos clients. Avant même de savoir ce que vous proposez, ils se fonderont inconsciemment une opinion sur votre entreprise en se basant sur les impressions qu’il leur renvoie.

Le graphiste est donc là pour s’assurer que votre logo reflète vraiment l’image que vous voulez donner à votre entreprise. Par exemple, chaque police provoque des sentiments différents : certaines évoquent la jeunesse et le dynamisme, d’autres le luxe, etc. Pour cibler correctement votre clientèle, choisir une bonne police d’écriture est donc essentiel ! On ne va pas vous faire un dessin, mais si vous vendez des skate-boards et que vous pour utiliser une police gothique, ça ne va certainement pas les aider à passer à la caisse. Ni même à rentrer dans votre magasin, en fait.

“Je te donne l'idée, tu n'as qu'à le mettre en image”

Logo d'un graphiste

On ne doute pas que vous ayez de super idées. Mais, même si quelques indications orales et un croquis sur le coin d’une nappe de restaurant sont un bon départ, il reste encore beaucoup de choses à faire et à penser au graphiste avant d’en arriver à un logo fini.

Le métier du graphiste, c’est aussi un peu jouer au mentaliste : il doit rentrer dans la tête de vos clients pour comprendre ce qu’ils attendent d’une marque telle que la vôtre. Il faut certes que votre logo vous plaise, mais il faut surtout qu’il les séduise eux. Et pour cela, se fier à la mode est loin d’être une idée de génie. Le risque en faisant cela, c’est que d’ici deux ans, votre marque paraisse aussi inutile qu’un hand-spinner.

Mais ce n’est pas le seul paramètre qu’il doit prendre en compte : votre logo doit aussi pouvoir s’adapter à tous les supports. Et pour ce faire, il faut qu’il soit dès le départ conçu pour pouvoir être affiché aussi bien sur la devanture d’une boutique que sur une immense bannière publicitaire sur Wall Street (hey, on peut toujours rêver).

Donc, si pour vous la seule différence entre 600 ppp et 300 ppp, c’est que le premier comporte 300 ppp de plus que le premier, déjà félicitations, vous maîtrisez les maths de niveau CP. Par contre, vous ne pourrez pas afficher votre logo en grand sous peine qu’il soit aussi pixellisé qu’un personnage de Minecraft.

Au final, ce n’est pas très compliqué : le logo fait partie intégrante de l’expérience client. C’est le premier contact qu’ils établissent avec votre entreprise ou vos produits, c’est pourquoi il est aussi important de ne rien laisser au hasard au moment de sa création.

La bonne nouvelle, c’est que chez Klyde, on a une super graphiste qui est toujours enthousiaste à l’idée de créer de magnifiques logos pour tous vos supers projets !